Finalement, Huawei ne va pas utiliser les données de OpenStreetMaps pour remplacer Google Maps. L’entreprise a préféré compter sur les technologies de TomTom.

Privé de licence Android à cause du Huawei ban, Huawei doit relever un défi majeur : trouver ou créer des alternatives à l’ensemble des applications et services de Google. Vu l’enracinement des services de Google dans Android, la tâche peut être qualifiée de titanesque. Mais, Huawei n’a pas été intimidé et s’est rapidement lancé dans la conception de son propre propre système d’exploitation, de son magasin d’applications (AppGallery) et de son alternative aux GMS.

Avec la sortie de ses prochains P40 qui approche, le géant chinois vient de signer un partenariat avec l’entreprise néerlandaise de cartographie TomTom. Selon les termes du Contrat, Huawei pourra exploiter les technologies de cartographie, de navigation et de trafic en temps réel de son partenaire pour développer son alternative à Google Maps.

Même si le partenariat n’a été révélé que le vendredi dernier, selon le porte-parole de TomTom, l’accord était scellé depuis un bon moment.

tomtom trafic
© TomTom

Huawei n’est pas le premier constructeur de smartphones à utiliser les technologies de TomTom pour développer une alternative à Google Maps. En 2012, lors du développement de Apple Maps, Apple s’est associé avec l’entreprise pour lui fournir les données de navigation. Mais, les choses ne se sont pas passées très bien au lancement de l’application à tel point que, Tim Cook a dû recommander les solutions concurrentes comme Google Maps en lieu et place de la solution maison. À l’époque, Apple Maps se trompait sur le nom des villes, des rues, et de direction. Même si le service s’est amélioré par la suite, en 2018 Apple a mis un terme à son contrat avec TomTom et collecte désormais ses propres données de cartographie.

Source : Reuters

Avant la fin de cette année, Huawei pourrait commencer à proposer ses propres applications pour remplacer valablement ceux de Google sur ces téléphones. Dans cette optique, la firme a fait d’énormes investissements pour attirer les développeurs dans plusieurs pays.

Pris au milieu de la guerre commerciale entre la chine et les États-Unis, Huawei n’a pas eu une année 2019 facile. Privée de licence Android à cause du Huawei Ban, l’entreprise a dû se débrouiller jusque-là pour écouler ses téléphones sans les services Google. Même si cela paraissait impossible, le constructeur chinois semble avoir trouvé la recette miracle, car elle a clôturé l’année avec pas moins de 230 millions de téléphones vendus contre 207 millions l’année passée.

Cependant, l’absence des Google Media Services (GMS) qui rassemble les applications comme le Google Play Store, Gmail, Google Drive, Google Maps… demeure un problème majeur et Huawei en est conscient. D’après The Economic Times, afin de vite proposer son propre Huawei Media Services, le géant chinois s’est tourné vers des développeurs en Chine et en Inde pour lui développer de véritables alternatives aux applications majeures de Google. Pour Charles Peng, PDG de Huawei et Honor en Inde, « la plupart des applications clés telles que la navigation, les paiements, les jeux et la messagerie seront prêtes d’ici la fin décembre ».

Mais, les plans de la firme ne s’arrêtent pas seulement aux applications majeures. Comme il n’y aura pas de Google Play Store sur ses téléphones sans une licence Android, Huawei veut aussi étoffer son magasin d’applications. Pour y arriver, Charles Peng affirme que « dans chaque pays », ils se focaliseront « sur la mise à disposition des 100-150 meilleures applications aux clients par le biais de HMS » et que « les consommateurs ne verront pas de différence entre GMS et HMS ».

Une menace pour Google ?

Pour le moment, Huawei ne compte utiliser son HMS que sur les téléphones privés des services Google ou sur Harmony OS. Néanmoins, il n’est pas impossible que dans un futur proche, HMS soit proposé comme une alternative à GMS sur des téléphones qui n’en sont pas privés. Plusieurs raisons pourraient nous conduire à une telle réalité.

D’abord, pour mettre sur pied son HMS, la firme chinoise a créé un fonds mondial d’un milliard de dollars pour inciter les développeurs à intégrer son écosystème. Même si ce montant représente peu d’argent à l’échelle de Huawei, cela n’exclut pas le fait que toute entreprise vit pour réaliser des profits. Alors à la longue, la société pourrait être tentée de commercialiser sa solution.

Ensuite, actuellement même si c’est seulement Huawei qui est privé de la licence Android, il n’est pas moins sûr qu’un jour les États-Unis peuvent contraindre Google à exclure d’autres marques chinoises. Pour éviter de se retrouver dans de pareilles situations, certains constructeurs chinois pourraient être tentés d’intégrer HMS sur leurs produits en lieu et place de Google. D’ailleurs, en Chine, les solutions logicielles locaux sont plus privilégiées à celles qui sont étrangères. En plus, vu le poids du marché chinois, cela semble être un choix facile à faire.

Enfin, il y a le fait qu’il ne faut pas oublier qu’Android reste en soi un système d’exploitation Open source. Si jusque-là on s’est contenté de la version comprenant les services Google, c’est parce qu’il n’y avait pas de concurrents puissants proposant autre chose. Avec l’arrivée de Huawei Media Services, ceux qui n’apprécient pas les services Google pourront finalement s’affranchir de Google.

La fin d’année 2019 n’étant plus qu’à 8 jours de nous, nous en saurons plus sur l’alternative de Huawei dans de très brefs délais.

Source : The Economic Times

Huawei vient d’officialiser une nouvelle tablette haut de gamme en Chine. Sa fiche technique très puissante en fait un sérieux concurrent pour l’iPad Pro d’Apple.

Même s’il est pour le moment privé de licence Android, Huawei ne compte pas ralentir le rythme de ses sorties. Aujourd’hui, la firme chinoise a profité d’un événement organisé en Chine pour présenter une nouvelle tablette baptisée « MatePad Pro ». Comme il en a l’habitude sur ses produits haut de gamme, Huawei n’a lésiné ni sur le design ni sur les composants de l’appareil.

MatePad Pro

Comme l’iPad Pro ou le Samsung Galaxy Tab S6, la MateProd de Huawei se veut très compacte avec des bordures d’écran très fines de 4,9 mm. L’écran lui-même est une dalle LCD de 10,8 pouces avec une définition 2560 X 1600 et un ratio 16:10. À cause de ses bordures très fines, le capteur photo frontal de 8 Mpx est intégré dans un petit trou percé dans la dalle, ce qui distingue la tablette de toutes celles qu’on a connues jusqu’à ce jour. Au dos, on retrouve un double capteur photo de 13 Mpx.

MatePad Pro

Dans ses entrailles, on retrouve le SoC kirin 990 que la marque avait utilisé sur les Mate 30. Celui-ci, est couplé avec 6 ou 8 Go de RAM et 256 ou 512 Go de stockage interne qui peut être étendu jusqu’à un 1To grâce à la NM card maison. L’alimentation est confiée à une batterie de 7250 mAh compatible avec la charge rapide à 40W.On droit également à la recharge sans fil inversé. Pour assurer sa connexion à internet, il sera proposé en version 4G ou avec WIFI.

Toujours sous le coup du « Huawei Ban » qui a conduit Google à le priver de licence Android, une fois de plus Huawei dévoile un appareil qui devra se débrouiller sans les services Google. En effet, on retrouve Android 10 avec la surcouche maison EMUI 10 mais pas de Google Play Store pour installer les applications.

MatePad Pro

Conçue pour remplacer valablement un ordinateur, la tablette peut être utilisée comme un PC avec son clavier. Elle est aussi équipée d’un stylet M-Pen pour prendre des notes ou dessiner…

Disponibles en blanc, noir, orange et vert, les précommandes débutent aujourd’hui. Quant à la mise en vente proprement dite, elle débute dès le 12 décembre prochain à partir de 3299 yuans, soit 470 dollars ou 425 €.

Source: Engadget Chine

Huawei va finalement mettre en vente son téléphone à écran pliable en chine dès novembre prochain.

Présenté officiellement au MWC (Mobile World Congress) le 25 février, le Huawei Mate X devait normalement sortir au mois de juin. Mais, après que Samsung ait repoussé la sortie de son Galaxy Fold, la marque chinoise a également repoussé la sienne en septembre pour mieux peaufiner le téléphone afin de ne pas livrer un produit qui pourrait entacher sa réputation. En août, la marque va une fois de plus annoncer que la date sortie de septembre ne pourra plus tenir, mais, que le produit sortira dans l’année.

Le Mate X reste en terre natale pour le moment

Après une si longue période de report, le constructeur chinois semble finalement prêt pour mettre en vente le téléphone. En effet, Huawei a annoncé que le Mate X sera commercialisé dès le 15 novembre prochain en Chine où les précommandes sont actuellement en cours. Le modèle équipé de 8 Go de RAM, de 512 Go de stockage interne, compatible 5G et propulsé par un Kirin 980 sera accessible à partir de 16 999 ¥ soit 2 150 € .

Même si pour le moment Huawei n’a pas précisé quand le téléphone sortira à l’international, il a également profité de l’occasion pour annoncer le lancement en mars 2020 d’une nouvelle version du Mate X nommée Mate Xs. Cette itération du téléphone pliable sera équipée quant à elle du nouveau processeur Kirin 990.

Après plusieurs mois d’attente parsemée de teasing et de fuites, Huawei va officiellement dévoiler sa nouvelle gamme Mate 30 aujourd’hui à Munich en Allemagne sous le thème “repensez les possibilités”. Voici comment le suivre en direct.

Introduisant chaque fois innovation sur innovation, la marque chinoise s’est fait une réputation sans nulle pareille ces dernières années. Ses produits très appréciés des consommateurs l’ont propulsé au rang de deuxième plus gros vendeur de smartphones au monde, derrière Samsung. Alors que Google lui a retiré le droit d’inclure l’ensemble de ses services (Google Play, Gmail, Google Maps…) dans les Mate 30 à cause d’un différend avec le gouvernement américain, ce 19-09-19 Huawei va tenir une conférence de presse à Munich afin dévoiler : le Mate 30 Standard, le Mate 30 Pro et le Mate 30 Porsche Design.

Afin de vous permettre de découvrir les nouveautés technologiques qu’ils embarquent et l’alternative trouver par la marque pour remplacer valablement les services Google, nous vous proposons de suivre la conférence en direct sur la chaîne YouTube officielle de Huawei ou d’enregistrer le lien de cet article dans vos favoris afin de pouvoir revenir suivre la vidéo ci-dessous dès 14 heures (GMT+2)

Apparemment, Stadia est en train d’attirer du monde sur le marché européen. Le service qui doit être lancé en nombre prochain, vient d’annoncer un nouveau pack à la suite d’une rupture de stock du pack Édition des fondateurs.

La plateforme de streaming de jeu vidéo de Google vient d’ouvrir les précommandes pour la Stadia Premiere Edition afin qu’elle prenne la suite du pack Édition des Fondateurs qui est déjà en rupture de stock en Europe. Alors que ce dernier proposait une manette bleu nuit, trois mois de la formule Stadia Pro que vous pouvez partager avec un ami, un Chrome Cast Ultra, la collection complète de Destiny 2 et quelques avantages spéciaux comme l’insigne « Fondateur » et les premiers droits sur un nom d’utilisateur, ce nouveau pack contient :

– une manette blanche

– un Chrome Cast Ultra

– 3 mois de Stadia Pro

– et la collection complète de Destiny 2.

Cependant, avec ce nouveau pack, vous ne bénéficierez pas de la possibilité de partager vos 3 mois de Stadia Pro avec un ami ni des avantages spéciaux de l’autre pack.

Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de Google Stadia, sachez que c’est une plateforme de streaming de jeux vidéos (un genre de Netflix pour les jeux) qui vous permet de jouer des jeux vidéos (que vous achetez sur stadia) sur n’importe quel appareil en passant par Google Chrome. En effet, même si votre appareil n’a pas les configurations minimales requises pour jouer à certains jeux, il vous suffit d’avoir un bon débit internet et Google Chrome pour que Stadia vous fournisse une expérience de jeu optimale.

Source: Stadia

Alors qu’ils doivent être présentés officiellement le 19 septembre prochain à Munich en Allemagne, Evan Blass coupe l’herbe sous les pieds du constructeur chinois et dévoile en avance le design du Mate 30, Mate 30 lite, Mate 30 Pro et du Mate 30 Porsche Design.

Huawei Mate 30 Pro de face et de dos
Huawei Mate 30 Pro

Ce lundi 16 septembre, le serial leaker Evan Blass n’y est pas allé au goutte-à-goutte en dévoilant les rendus des différents Mate 30. Commençons par le Mate 30 et son grand frère le Mate 30 Pro.

Mate 30 VS Mate 30 Pro

De dos, ces deux téléphones se ressemblent beaucoup. Comme on peut le voir sur les photos ci-dessus, ils sont tous les deux équipés de quatre capteurs photo disposés dans un cercle brillant. Leurs flashs LED quant à eux sont également placés sur le même côté.

De face, pendant que le Mate Mate 30 Pro profite d’un écran Amoled très incurvé sur les bords ( gauche et droit) avec une encoche très large contenant visiblement trois capteurs photo, le Mate 30 standard a droit à un écran plat et n’a que deux capteurs photos dans son encoche. En somme le Mate 30 Pro dispose de 7 capteurs photo contre 6 pour le Mate 30 standard et il est très probable que les deux proposent le déverrouillage par reconnaissance faciale.

Huawei Mate 30 Lite de face et de dos
Huawei Mate 30 Lite

Mate 30 lite

Le Mate 30 lite est une version allégée de ses grands frères présentés ci-dessus. Bien qu’il bénéficie de quatre capteurs photo au dos comme eux, il faut noter que ceux-ci sont disposés dans un carré et qu’il ne propose qu’un seul flash LED. À tout ça, il faut ajouter la présence d’un capteur d’empreinte digitale qui laisse penser que cette variante ne bénéficiera pas de la reconnaissance faciale. Son écran est également plat comme celui du Mate 30 standard mais, au lieu d’une encoche pour logé le capteur photo frontal, on a droit à un écran poinçonné en forme de goûte d’eau.

Mate 30 Porsche Design

Comme les années précédentes, cette nouvelle fournée de Mate 30 est accompagnée d’une variante Porsche Design. Conçus pour être plus puissants et plus esthétiques que les autres versions, les Porsche Design ont toujours été un symbole de luxe et de raffinement. Cette nouvelle version ne déroge pas à la règle et propose un design différent de tout ce que proposent les autres. Bien que proposant quatre capteurs photo au verso, ceux-ci forment un petit carré qui est lui-même logé dans un long rectangle noir. Le reste du dos où sont logés les flashs LED est en cuir rouge ou noir.

De face, on note que l’écran est légèrement incurvé et qu’il propose la même encoche comme le Mate 30 Pro. Même s’il est difficile de distinguer correctement l’encoche sur la photo, il faut noter qu’elle intègre aussi trois capteurs photo.

Source: XDA-Developers via Evan Blass

La firme chinois vient de révéler Harmony OS, un système d’exploitation maison conçu pour remplacer Android au besoin. Il sera disponible cette année en Chine.

Pressenti depuis le début du Hauwei Ban ayant conduit à l’interdiction de vente des produits (smartphones et surtout les équipements 5G) de la marque aux États-Unis et à l’incorporation des technologies américaines dans ses produits, Huawei vient de faire un premier pas vers l’autonomie. Ne comptant pas se laisser surprendre par un retrait total de sa licence Android au bout du délai de grâce de 90 jours qui lui a été accordé par l’administration américaine, le constructeur a dévoilé ce vendredi 9 août lors de la « Huawei Developer Conference », Harmony OS, son alternatif à Android.

Un système d’exploitation open source multiplateforme

En développement depuis plusieurs années et ayant fait l’objet de plusieurs rumeurs ces derniers mois, HarmonyOS (Hongmeng OS en Chine) est un système d’exploitation Open source conçu pour fonctionner sur plusieurs appareils comme : les téléviseurs, les Ordinateurs, les smartphones, les montres connectées… Ceci est possible grâce à son architecture semblable à celui de Fushia (le système d’exploitation en développement de Google pouvant fonctionner aussi sur plusieurs appareils).

Huawei : l’entreprise dévoile son propre système d’exploitation
© Huawei

Les promesses de Huawei

Dévoilé partiellement à l’aide de quelques diaporamas et sans aucune démonstration, Huawei soutient que bien qu’étant un système d’exploitation Linux, son OS offre plus de sécurité à cause de son architecture qui ne nécessite pas l’accès root pour faire fonctionner les applications. Grâce à son « moteur de latence déterministe » qui permet « une planification précise des ressources avec une analyse de charge en temps réel, des prévisions et des appariements de caractéristiques », Harmony OS aurait une latence moins élever que les systèmes d’exploitation qui existent sur le marché.

Harmony Os diaporama de présentation
© Huawei

Quant aux développeurs, ils n’auront pas besoin d’apprendre un nouveau langage pour créer des applications pour Harmony OS. Il leur suffira de coder leurs applications dans leurs langages préférés comme le C, le C++, JAVA et Kotlin pour que le compilateur de Huawei (ARK Compilateur) le rende compatible avec le système d’exploitation. Grâce à l’IDE que fournira l’entreprise, il leur sera aussi facile de concevoir des applications pour plusieurs appareils.

L’IA ayant le vent en poupe, le constructeur n’a pas oublié d’intégrer celle-ci à son système d’exploitation. Cela devrait permettre de profiter de l’intelligence artificielle sur tous les appareils.

Cependant, la firme chinoise ne compte pas déployer Harmony OS sur ses téléphones dans l’immédiat (du moins pas dans le reste du monde) même si elle prétend que cela prendrait au maximum un à deux jours pour être effectif. En effet, Huawei préfère utiliser Android pour le moment compte tenu de ses partenaires existants.

En attendant de voir, ce que nous réserve la suite de la guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis pour Huawei, il serait très intéressant de suivre de près Harmony OS qui fera ses débuts sur le Honor Vision TV.

Source: Xda-developers