La direction d’Alphabet et de Google aura désormais à sa tête une seule personne. Les fondateurs vont cependant rester présents dans la vie de l’entreprise d’une autre façon.

Alors qu’ils occupaient les fonctions de PDG et de Président d’Alphabet (la maison mère de Google) depuis la restructuration de 2015, Larry Page et Sergey Brin viennent d’annoncer ce 3 décembre quitter ces postes. Les deux demeureront dans l’entreprise en tant qu’actionnaires, co-fondateurs et membres du conseil d’administration d’Alphabet. Sundar Pichai, l’actuel PDG de Google, cumulera désormais les rôles de PDG de Google et d’Alphabet.

sundar pichai
Sundar Picahi PDG Alphabet et Google © Google

« Avec Alphabet maintenant bien établi, et Google et les autres paris fonctionnant efficacement en tant que sociétés indépendantes, c’est le moment naturel pour simplifier notre structure de gestion. Nous n’avons jamais été du genre à nous accrocher à des postes de direction lorsque nous pensons qu’il y a une meilleure façon de diriger l’entreprise. Et Alphabet et Google n’ont plus besoin de deux PDG et d’un président » ont-ils expliqué dans une lettre publiée à l’occasion sur le blog de Google.

Larry Page et Sergey Brin ont fondé Google en 1998, mais la diversification de ses activités les a poussé à créer Alphabet en 2015. Celui-ci a pour rôle de chapeauter Google et ses autres filiales (Waymo, Calico, verily, Wing, Loon…) sous un seul groupe tout en leur laissant leur indépendance en tant que marque.

Sundar Pichai qui doit désormais jongler entre deux postes de PDG a également partagé une lettre dans laquelle, il confie qu’il continuera activement à collaborer avec les deux fondateurs comme il l’a fait par le passé. Il a d’ailleurs mentionné que sa nouvelle responsabilité n’entrainera aucun changement dans le fonctionnement de Google ou d’Alphabet.

Source : AlphabetGoogle

Amazon aurait déjà conçu une nouvelle génération de puces ARM pour serveurs. Celle-ci serait plus rapide que la précédente génération, mais moins puissante que les puces de chez Intel et AMD.

D’après Reuters, Amazon aurait développé une seconde génération de processeur ARM pour équiper les serveurs de ses centres donnés. Leader dans le domaine du cloud computing, l’entreprise avait dévoilé l’année passée une première puce nommée Graviton basée sur l’architecture Cortex A72 d’ARM.

La nouvelle puce serait 20 % plus rapide que l’ancienne et serait basée sur l’architecture « Neoverse N1 » d’ARM. Alors que Graviton n’avait que 16 cœurs, celle-ci devrait avoir 32 cœurs. Elle utiliserait également une technologie lui permettant de se connecter à plusieurs puces pour fournir plus de puissance de calcul pour des tâches comme la reconnaissance d’images.

Produire ses propres composants et dépendre moins des entreprises tiers

Pour le moment, la puce serait moins puissante que les processeurs « Cascade Lake » d’Intel ou « Rome » d’AMD. Mais, à cause de son architecture mobile, elle est moins énergivore et a l’avantage de coûter moins cher que les puces d’Intel qui dominent le marché des processeurs pour serveurs.

C’est d’ailleurs sur ces derniers points que les puces ARM pourraient être de vrais concurrents pour les processeurs classiques. Réduire sa consommation d’énergie tout en dépensant moins pour les composants, pourrait avoir un impact financier non négligeable à l’échelle d’AWS (Amazon Web Services) qui a des data centers sur tous les continents.

Cependant, tout n’est pas rose chez les puces exploitant les technologies ARM. Étant des puces pour mobiles, pour les exploiter au niveau des serveurs, ils nécessitent un logiciel dédié. Cela peut sembler anodin, mais passer par un logiciel réduit la puissance de calcul que la puce peut fournir comparativement aux processeurs classiques qui n’en ont pas besoin.

Source : Reuters

L’éditeur britannique vient de confirmer l’acquisition de Slightly Mad Studios. Ce rachat fait partie d’un plan stratégique pour s’imposer sur le marché.

Si vous êtes un passionné de jeux de courses, cette nouvelle devrait vous ravir. Codemasters, la société britannique de développement et d’édition de jeux de courses vient d’annoncer sur son site internet avoir fait l’acquisition du spécialiste de la simulation de course automobile, Slightly Mad Studios. Ce dernier est très connu pour son jeu primé, Project Cars et pour avoir bossé sur la licence Need for Speed d’EA (Need for Speed: Shift et Shift 2).

« Nous sommes ravis d’accueillir un développeur de jeux de course aussi incroyable dans la famille Codemasters, ce qui nous positionne sans équivoque comme un acteur mondial majeur dans le développement des titres de course » a déclaré Frank Sagnier, Directeur général Codemasters. Ce rachat inclut toute l’équipe de Slightly Mad Studios et n’affectera pas la fonction de Ian Bell qui conservera son poste de fondateur et CEO de Slightly Mad Studios.

Même si Codemasters n’a pas révélé la valeur de la transaction, selon nos confrères de gamesindustry.biz, il serait de 30 millions de dollars avec 25 millions en espèces et 5 millions en actions. Le contrat est également assorti d’une clause de complément de prix basé sur le « Bénéfice avant Intérêts, Impôts, Dépréciation et Amortissement » (BAIIDA) de Slightly Mad Studios sur trois ans qui pourrait faire monter ce montant à 67 millions de dollars. Quant aux 5 millions en actions, ils seront versés à Slightly Mad Studios après la sortie l’année prochaine, d’un jeu vidéo en cours développement inspiré d’un blockbuster hollywoodien.

Se préparer pour rester en tête de course

Cette expansion n’a pas seulement pour ambition d’ajouter Project Cars ou le jeu en développement de Slightly Mad Studios au portefeuille de Codemasters. Avec son équipe qui s’agrandit à 700 personnes, le studio a pour objectif de prendre de l’avance en se préparant pour l’arrivée des prochaines générations de consoles et faire face aux besoins spécifiques aux plateformes de cloud gaming.

Nous partageons la même passion et la même vision et notre nouveau partenariat va accélérer notre croissance. Avec l’arrivée sur le marché d’un plus grand nombre de services de streaming et la prochaine génération de consoles de jeux prévue en 2020, c’est le moment idéal pour Codemasters de passer à l’étape suivante.

Frank Sagnier

Espérons qu’ils seront à la hauteur de leurs propres ambitions et surtout préparons nos consoles pour prendre le volant depuis nos canapés pour des courses de folie.

Source : Gamesindistry.biz via Codemasters

Facebook, l’entreprise à la tête du réseau social du même nom et plusieurs autres applications dont Instagram, vient de présenter son propre logo. Ce changement identitaire est motivé par une volonté de distinguer l’entreprise de ses produits.

Présent aujourd’hui dans plusieurs domaines d’activité, Facebook n’est plus une simple application comme à ses débuts. Afin de permettre à tout le monde de distinguer l’entreprise de l’application Facebook, l’entreprise à lever le voile aujourd’hui sur son propre logo. Simple et facile à reconnaitre, ce logo est fait à partir de lettres majuscules mises en gras. Quant à l’application Facebook, il conservera le logo qu’on lui connait jusqu’à ce jour.

Logo d'entreprise de Facebook
© FACEBOOK

Un effort de clarté

Selon Antoni Lucio, Directeur marketing de Facebook :

Les gens devraient savoir quelles entreprises fabriquent les produits qu’ils utilisent. Nos principaux services incluent l’application Facebook, Messenger, Instagram, WhatsApp, Oculus, Workplace, Portal et Calibra. Ces applications et technologies ont une infrastructure partagée depuis des années et les équipes qui les sous-tendent travaillent souvent ensemble.

En effet, cette volonté apparente de clarté quant à ses différentes possessions n’est pas nouvelle en soi. Depuis juin passé, le réseau social sous le feu des critiques, a commencé à afficher la mention « Par Facebook » dans les applications qu’elle a rachetées.

Au cours des semaines à venir, la firme remplacera cette mention par son nouveau logo qu’il utilisera aussi dans ses outils de marketing. En plus de cela, l’entreprise aura désormais son propre site internet où il pourra mieux s’afficher et sortir de l’ombre de l’application Facebook.

L'interface de whatsapp avant et après l'intégration du nouveau logo de Facebook
L’interface de Whatsapp après l’intégagration du nouveau logo © Facebook

Source: Facebook

Google vient d’annoncer le rachat de Fitbit pour un montant de 2,1 milliards de dollars. L’acquisition semble avoir pour but de permettre à l’entreprise de produire ses propres wearables.

Au début de cette semaine, Reuters rapportait qu’Alphabet (la maison mère de Google) aurait fait une offre pour racheter Fitbit. Même si à l’époque les deux entreprises se sont gardées de confirmer les rumeurs, les choses semblent avoir bien évolué et un chèque de 2,1 milliards de dollars a été signé par Google. Ce dernier vient d’annoncer la nouvelle par un tweet et un billet de blog.

Plus de produits made by Google

Après s’être fait une réputation de constructeur de smartphones avec ses Pixel, la firme de Mountain View semble maintenant viser le marché des Wearables pour compléter sa gamme de produits. Pour y arriver, l’entreprise veut profiter de l’expérience de Fitbit dans ce domaine et y ajouter ses propres technologies : Wear OS. Selon Rick Osterloh qui est à la tête du département hardware chez Google :

Au fil des ans, Google a fait des progrès avec ses partenaires autour de Wear OS et Google Fit, mais nous voyons une opportunité d’investir encore plus dans Wear OS ainsi que d’introduire des produits wearable Made by Google sur le marché. Fitbit a été un véritable pionnier dans l’industrie et a créé des produits attrayants, des expériences et une communauté dynamique d’utilisateurs. En travaillant en étroite avec l’équipe d’experts de Fitbit et en réunissant les meilleurs en IA, logiciels et matériels, nous pouvons contribuer à stimuler l’innovation dans le domaine des wearables et à créer des produits qui profiteront à un plus grand nombre de personnes dans le monde.

Cependant, même si cela ouvre la voie à de futurs Pixel Watch et d’autres produits Wearables « Made by Google », d’autres défis attendent l’entreprise. En effet, elle devra trouver des arguments commerciaux qu’il faut pour attirer la clientèle et surtout pour la garder. Cela passera par l’amélioration de Wear OS et surtout par le prix de ses produits par rapport à ce que proposent les concurrents comme Xiaomi et Huawei.

Source: Google

Face à Amazon, la firme de Redmont a remporté le contrat de cloud computing du Pentagone d’une valeur de 10 milliards de dollars. L’entreprise aura comme mission de répondre aux besoins de l’armée en matière de cloud pendant plusieurs années.

Après une longue course, c’est finalement à Microsoft que le Département de la défense des États-Unis (DOD) à décidé d’octroyer son contrat de cloud computing baptisé JEDI (Joint Entreprise Defense Infrastructure). D’une valeur de 10 milliards de dollars pour dix ans, ce contrat permettra à l’armée américaine de jouir de tous les avantages du cloud (stockage, machine learning, IA) pour moderniser ses systèmes informatiques.

Un contrat très polémique

Dernier en liste avec Amazon après le retrait volontaire de Google en octobre 2018 et l’élimination d’IBM et Oracle en avril dernier, les chances de remporter le contrat étaient très maigres pour Microsoft. En effet, depuis le lancement de l’appel d’offres, Amazon était perçu comme le grand favori pour décrocher le contrat en raison de ses antécédents avec l’armée et du poids de son service AWS (Amazon Web Services) sur le marché.

Vite accusé de favoritisme par ses concurrents, la procédure d’attribution du contrat sera ralentie par des plaintes devant la justice et par l’implication des politiques comme le président Donald Trump. Ce dernier, est connu pour sa haine viscérale d’Amazon et de son patron Jeff Bezos.

Une victoire pour Satya Nadella

Même si ce gros contrat peut être considéré comme un triomphe pour Microsoft et pour son service de cloud computing Azure, c’est avant tout une victoire de plus pour l’actuelle DG de Microsoft, Satya Nadella. Ce dernier a fait du cloud son fer de lance dès sa prise de fonction en 2014 afin de diversifier les sources de revenus de l’entreprise. Aujourd’hui, Microsoft est deuxième sur le marché du cloud avec 15,5 % des parts de marché derrière le pionnier Amazon qui détient 48 % de parts du marché.

Source : Département de la défense des États-Unis

Kik Interactive a vendu son application de messagerie instantanée à MediaLab.

Après avoir déclaré en septembre dernier que kik messenger sera fermé à cause de la bataille judiciaire qui l’oppose à la SEC, Kik interactive semble lui avoir trouvé un acheteur. En effet, par un billet de blog partager sur le blog de Kik, MediaLab, une holding qui détient plusieurs applications dont Datpiff et Whisper, a annoncé avoir fait l’acquisition de l’application.

Kik échappe à la fermeture et s’allie à la publicité pour survivre

Afin de s’assurer que l’application perdure dans le temps, son nouveau propriétaire veut lui apporter quelques modifications. Au titre de celles-ci, MediaLab compte rendre l’application plus rapide en la débarrassant de quelques bugs, éradiquer les spams, abandonner certaines fonctionnalités qui ne sont pas assez optimisées.

Pour couvrir les dépenses qu’occasionnera le maintien du service sur le long terme, l’entreprise va y introduire de la publicité de manière non intrusive. Conscient que cela peut pousser des utilisateurs à délaisser le service, MediaLab se dit ouvert à leurs suggestions.

Quant à l’ancien propriétaire de Kik, il compte mettre ses forces au service du développement de sa cryptomonnaie Kin et à se défendre contre la SEC ( Securities and Exchange Commission) qui lui reproche d’avoir enfreint la législation régissant les valeurs mobilières en levant 100 millions de dollars lors d’une vente symbolique fin 2017.

Source: Kik

Les critiques semblent pousser beaucoup de membres à quitter l’association.

Après le départ de PayPal la semaine dernière, le vent de la défection semble toujours souffler du côté de l’association Libra. Visa, Mastercard, eBay, Stripe et Mercado Pago viennent d’annoncer ce vendredi leur départ du projet de cryptomonnaie porté par Facebook.

Curieusement, ce sont les entreprises qui ont assez d’expérience en matière de paiement en ligne qui quittent l’aventure. Cela peut paraître anodin, mais Facebook n’a personnellement aucune expertise en gestion de transaction financière. Alors, avoir des géants comme Visa, PayPal et Mastercard dans sa liste de membres fondateurs pouvait être un argument de taille pour renforcer la confiance du public en Libra.

« Nous continuerons d’évaluer la situation et notre décision finale sera déterminée par un certain nombre de facteurs, y compris la capacité de l’Association de répondre pleinement à toutes les attentes réglementaires requises », a précisé un porte-parole de Visa à The Verge.

En effet, ces nouveaux départs font suite à une vague de critique croissante qu’essuie le projet depuis son lancement. Les régulateurs s’inquiètent de l’absence d’un dispositif sécuritaire fiable pouvant empêcher l’utilisation de la monnaie à des fins criminelles ou illégales et la protection des données des utilisateurs.

Comme Visa, les autres membres sortants n’ont pas manqué d’exprimer leur soutien pour la vision de la Libra. En partie, ils restent ouverts à un possible retour si toutes exigences des régulateurs sont respectées.

À trois jours de la première réunion inaugurale de l’association Libra, il est évident que la tension doit être extrême chez les 22 membres restants. Cette réunion inaugurale qui se tiendra à Genève permettra d’annoncer les premiers membres fondateurs de l’association.

Source: THE VERGE

Proposant une gamme variée de périphériques pour gameurs sous son label Logitech G, le spécialiste des périphériques s’offre l’éditeur de logiciels Streamlabs.

Logitech s’offre Streamlabs à 89 millions de dollars pour étendre son  offre Gaming
© Streamlabs

Sur le marché des jeux vidéos, Logitech ne compte plus s’arrêter seulement aux périphériques. La marque vient d’annoncer l’acquisition de Streamlabs pour 89 millions de dollars en espèces, avec la possibilité d’ajouter un supplément de 29 millions de dollars en actions Logitech en cas de croissance de revenus pour Streamlabs.

En effet, cette acquisition vise à permettre à Logitech de renforcer sa position sur le marché des jeux vidéos en proposant une solution (Logitech G) plus complète (périphériques et applications). C’est pourquoi selon, Ujesh Desai, directeur général et vice-président de Logitech G, le logiciel (Streamlabs OBS) de Streamlabs est complémentaire à leurs produits.

Qu’est-ce que ça change pour les streameurs qui utilisent Streamlabs OBS ?

Streamlabs OBS (à ne pas confondre avec OBS Studio) est un logiciel très utilisé par les créateurs de contenus. Il leur offre entre autres la capacité de pouvoir diffuser sur Twitch, YouTube, Facebook ou Mixer, et d’interagir avec leur audience… Afin de dissiper les doutes de ceux-ci, Ali Moiz, PDG et cofondateur de Streamlabs, n’a pas manqué de rappeler dans son billet de blog que ce rachat n’entraînera aucun bouleversement en matière de compatibilité, de prix (gratuit) ni de licence (Opensource) du logiciel Streamlabs OBS. Pour lui, ce rachat est un moyen pour Streamlabs d’avoir la capacité de concevoir de meilleurs outils aux côtés de Logitech.

Sources: Streamlabs, Logitech