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Ils auraient fourni aux dirigéants du royaume, des personnelles de plusieurs utilisateurs très critiques envers eux sur le réseau social.

Le ministère de la Justice des États-Unis a annoncé ce mercredi avoir inculpé deux anciens employés de Twitter pour espionnage au compte de la famille royale de l’Arabie Saoudite. Ces deux anciens employés auraient profité de leur accès aux systèmes de la plateforme de microblogging pour recueillir et transmettre aux autorités de Ryad, des informations personnelles permettant d’identifier les dissidents critiques envers leurs actions. Il s’agit notamment des adresses IP, des emails, des noms et des numéros de téléphone de ces utilisateurs.

Selon les faits qui auraient eu lieu entre fin 2014 et 2015, le premier employé dénommé Ahmad Abouammo, un citoyen américain, aurait espionné les comptes de trois utilisateurs dont l’un était très actif contre la gouvernance de la famille royale. Quant aux deuxième, Ali Alzabarah, un citoyen saoudien, il aurait accédé aux informations personnelles de près 6 000 comptes Twitter en 2015. L’un de ces comptes appartenait à un éminent dissident, Omar Abdulaziz.

Pour faire la liaison entre les deux employés et les autorités saoudiennes, un troisième individu, Ahmed Almutairi, citoyen saoudien, aurait été activement impliqué dans l’opération. Celui-ci est actuellement en Arabie Saoudite avec Ali Alzabarah qu’il aurait aidé à quitter les États-Unis avant le début des investigations du FBI.

Ahmad Abouammo et Ali Alzabarah auraient été recrutés par un officiel Saoudien, Bader Al Asaker qui dirige une organisation caritative appartenant au Prince Mohammad bin Salman. Celui-ci s’est chargé de payer grassement les deux ex-employés après l’accomplissement de leurs missions. Ahmad Abouammo aurait reçu 300 000 dollars avec une montre Hubblot valant 20 000 dollars.

Cette affaire nous rappelle une fois de plus à quel point il est facile pour les individus malintentionnés d’accéder à nos informations personnelles à travers les réseaux sociaux et à quel point il est encore plus difficile à ces derniers de protéger nos données personnelles.

Source : The Washington Post

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